Note de conjoncture premier trimestre 2005
Article mis en ligne le 29 octobre 2013
par Ahmat Youssouf
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Note de conjoncture premier trimestre 2005
Note de conjoncture premier trimestre 2005
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La situation économique du pays est marquée au premier trimestre 2005 par un ralentissement des activités productrices, une décélération des tensions inflationnistes et une bonne santé des finances publiques.

En effet, l’indice général de la production industrielle est en baisse de 1% en variation trimestrielle quoiqu’en glissement annuel, il enregistre un bond de 8%. Cette baisse serait le fait d’un fléchissement de 5% de l’indice du coton fibre et de 6% de celui des produits alimentaires.

L’indice général des prix connaît une stabilité en variation trimestrielle. Mais en glissement annuel, on observe un bond de 7,2%.

A fin mars 2005, les recettes budgétaires ont atteint 48 866 millions contre 27 417 millions un an plus tôt soit un taux d’exécution de 22,50%

Du côté des dépenses, à fin mars 2005, on enregistre 21 581 millions contre 14 731 millions un an plus tôt soit une hausse de 46,50%. En terme d’exécution annuelle budgétaire cela représente 8%.

Pour l’avenir, avec la signature en février 2005 d’un nouvel accord avec le FMI et la perspective de déblocage attendu de l’aide de l’Union Européenne, les finances publiques devraient s’améliorer sensiblement.

Au niveau de la demande, la consommation privée serait soutenue par la hausse attendue des revenus ruraux et des nouveaux recrutements prévus dans la loi des finances 2005. La consommation publique progresserait en liaison avec l’accroissement des dépenses courantes de l’Etat et des investissements au profit des secteurs prioritaires.

L’encours de la dette extérieure devrait croître au cours des prochains trimestres en raison de la signature d’un nouveau programme triennal appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance avec le FMI.

Du côté de l’offre, la production cotonnière qui a pleinement bénéficié de l’augmentation du prix au producteur à 190 F/kg, connaît quelques problèmes d’écoulement dus à la mise en place tardive des crédits de campagne.
Sous l’effet des gains de productivité réalisés par la compagnie sucrière du Tchad et du regain de la demande mondiale en gomme arabique, on assisterait à une consolidation de la production sucrière et gommifère. En revanche, la situation alimentaire serait perturbée du fait de déficit céréalier 2004/2005.

En liaison avec la découverte d’une quantité énorme d’eau dans le pétrole brut extrait des trois champs, le secteur minier connaîtrait un léger recul.

Dans le secteur secondaire, l’activité serait dopée par le regain de la demande et par l’amélioration de la prestation de la STEE suite à l’installation des groupes MBH.

Dans l’ensemble, le commerce et les services resteraient soutenus grâce à l’extension du réseau de l’opérateur de téléphonie mobile Celtel. Mais ce secteur resterait toujours perturbé par la concurrence accrue du secteur informel.



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