Le TCHAD en bref
Article mis en ligne le 22 juillet 2013
par Webmaster
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tchad en afrique

SITUATION GEOGRAPHIQUE

Pays continental, le Tchad est situé entre les 7è et 24è degrés de latitude Nord et les 13è et 24è degrés de longitude Est. Il est le trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique Centrale. Couvrant 1 284 000 km2, le Tchad occupe le 5è rang des pays les plus vastes d’Afrique après le Soudan, l’Algérie, la République Démocratique du Congo et la Libye. Il partage des frontières communes avec la Libye au Nord, le Soudan à l’Est, le Cameroun, le Niger et le Nigeria à l’Ouest. De par sa position géographique, au Sud du Tropique du Cancer et au coeur du continent africain, le Tchad est marqué par une continentalité accrue dont le marasme économique est l’une des conséquences. Il est un pays doublement enclavé de l’intérieur comme de l’extérieur. Au niveau extérieur, le Tchad n’a aucun débouché sur la mer. Le port Harcourt au Nigeria, le port le plus proche, se trouve à 1 700 km de N’djaména, la capitale. Au niveau intérieur, le Tchad ne possède que 664 km de routes bitumées permanentes et 1 609 km de routes permanentes en terre moderne (Tchad, 2005), les communications entre les différentes parties du pays sont parfois difficiles voire impossibles durant plusieurs mois à cause des inondations pluviales qui rendent impraticables certaines d’entre elles. En général, la meilleure voie pour les produits pondéreux est la voie fluviale. Les deux fleuves du pays, le Chari et le Logone constituent les principales artères fluviales mais il se pose le problème de niveau d’eau entre la saison sèche et la saison pluvieuse. Ces fleuves se trouvent, en saison sèche, paralysés à la navigation.

Le Tchad connaît une succession de climats : soudanien au sud avec un régime tropical semi humide, puis progressivement sahélien et saharien.
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SITUATION ECONOMIQUE

Le Tchad est souvent présenté comme l’un des pays les plus pauvres de la planète. Depuis longtemps, son économie est essentiellement dominée par les activités agro-pastorales qui occupent près de 80% de la population active. Les principales cultures de rente sont le coton, la gomme arabique, les arachides. Ce secteur présente cependant une faiblesse énorme puis que l’agriculture demeure faiblement mécanisée et ne contribuait, en 1993, que pour 48% au PIB (EDST 1996-1997). Le secteur secondaire ne contribue que pour 14% au PIB en raison de la faiblesse des activités dans ce secteur. Le secteur tertiaire contribue à son tour à 38% au PIB, demeure cependant très diversifié et comprend aussi bien d’activités dites informelles que celles dites formelles, c’est-à-dire celles qui émanent de l’économie organisée. Le niveau du PNB est passé de 190 dollars par habitant en 1993 (PNUD, 1994) à 1060 dollars par habitant en 2003 (INED, 2003).

Le Tchad dispose des potentialités pour son développement économique : le potentiel agro-pastoral, minier, artisanal et humain. Ces potentialités qui, en principe, devraient servir de pivot essentiel à une croissance économique soutenue se heurtent à un certain nombre de problèmes. Il s’agit entre autres des guerres interminables, du manque de façade maritime, de l’avancée du désert, de l’insuffisance d’infrastructures socio-économiques et sanitaires adéquates, de l’inadéquation entre la formation et l’emploi, de la détérioration des termes d’échanges, etc. Comme la plupart des pays africains au sud du Sahara, le Tchad a été profondément touché par la crise économique, les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS), la dévaluation du franc CFA et surtout l’instabilité politique qui n’ont pas véritablement favorisé des performances économiques aptes à propulser le pays vers l’avant. Ainsi, la situation économique a entraîné une baisse du pouvoir d’achat, lequel pourrait avoir une influence sur l’accès aux soins et sur la déperdition en matière de soins prénatals.

A l’heure actuelle, le Tchad fait partie des pays producteurs du pétrole. Depuis le 15 juillet 2003, l’or noir a commencé à jaillir, au prix d’un endettement de 3,7 milliards de dollars, le tout financé par la Banque mondiale dans le cadre d’un programme de développement durable (Tchad, 2005). L’exploitation du pétrole ouvre de nouvelles perspectives à l’économie tchadienne restée très longtemps moribonde (Assemal, 2003). Des revenus considérables pour ce pays classé par les Nations Unies au 165è rang mondial sur 175 par rapport à l’Indice de Développement Humain (IDH) en 2004. Avec 64 millions de dollars par an, les rentes pétrolières doubleront les revenus actuels du gouvernement (Tchad, 2005).

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